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Secteur Privé

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Les Sociétés de Mise en Valeur et de Développement Agricole (SMVDA)

Origine des SMDVDA.

La mise en valeur des terres domaniales agricoles, depuis leur nationalisation en 1964, était exclusivement réalisée par l’Office des Terres Domaniales (OTD) et les Unités Coopératives de Production Agricole (UCPA), souvent sous forme d’une simple exploitation archaïque et marginale.

Toutefois, depuis le début des années 1980, et afin d’améliorer le rendement des terres domaniales agricoles, de moderniser leurs systèmes de production et aussi de renforcer leur contribution à la sécurité alimentaire, à la création de d’emplois et à la promotion de l’exportation des produits agricoles, l’État a décidé de créer des SMVDA pour alléger la pression sur l’OTD, en louant ces terres à des Sociétés de Mise en Valeur et de Développement Agricole (SMVDA) qui ont été créées par les banques de développement, à l’instar de la BNDA (actuellement BNA), la BTKD (actuellement BTK), la BTEI (actuellement BTE), la BTQI, la BDET, la STUSID, l’Instance Arabe d’Investissement et de Développement Agricole, etc.

Ces sociétés ont été créées sur des noyaux d’UCPA souvent regroupés au sein de « mégaprojets », avec des investissements généralement lourds, pour promouvoir surtout les secteurs de l’élevage bovin laitier, l’élevage ovin à viande, la céréaliculture et l’arboriculture fruitière.

Modalités de fonctionnement

Les SMVDA exploitent et gèrent des terres domaniales, généralement moyennant des contrats de location, et sont réparties sur plusieurs gouvernorats. Ce sont des gestionnaires pratiques d’une grande partie de l’important patrimoine de la Tunisie. Ces grandes fermes ont été récupérées auprès des colons européens après un dur mouvement national. Après l’amère expérience collectiviste qui a suivi l’indépendance, les diverses formules de gestion essayées par la suite (Unités Coopératives de Production, agro-combinats, fermes pilotes, fermes domaniales…), les SMVDA sont apparues pour l’État comme « la meilleure formule de gestion » pour exploiter au mieux la terre, mobiliser les capitaux privés, faire appel à un autofinancement massif, introduire les innovations techniques et mettre en application les résultats de la recherche, le tout pour atteindre la sécurité alimentaire et exporter les excédents. Certaines ont même reçu d’imposantes superficies irriguées pour valoriser au mieux ces eaux si coûteusement mobilisées par L’État. En peu de mots, l’État a mis entre les mains de ces sociétés de quoi devenir non seulement le grenier de la Tunisie, mais également des pôles de rayonnement à suivre et une véritable locomotive de l’agriculture.

Parmi ces SMVDA, certaines ont fait preuve de réussite durant ces années de gestion et ont acquis un savoir-faire. Elles ont profité de l’autofinancement qu’elles ont apporté et des technologies de pointe qu’elles ont utilisées. Elles ont rayonné dans leurs régions respectives et ont rénové dans le milieu rural. Elles ont grandement ouvert leurs portes sur le terrain pour montrer ce qu’elles réalisent, ce qu’elles investissent et ce qu’elles récoltent. Leurs résultats et performances prouvent qu’elles sont devenues « un fleuron de l’agriculture tunisienne » sur lequel compter pour relever les défis de la mondialisation.

Les exploitants privés

  • 309 000 producteurs, soit 60 % de l’ensemble des exploitants agricoles, tirent tout ou partie de leurs revenus de la culture de l’olivier. Durant les deux dernières campagnes, soit 2015/16 et 2016/17, ces exploitants ont contribué à la production nationale à raison de 35 % au nord du pays, de 10 % au Sahel, de 33 % au centre, de 10 % à Sfax et de seulement 8 % au sud. Les 4 % restants représentent la contribution des terres domaniales plantées d’oliviers.

 

onh

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