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Les structures d’appui à l’exportation

Consciente de l’importance de promouvoir l’exportation de l’huile de l’olive, la Tunisie a opté pour une stratégie qui repose sur des initiatives et des mesures avant-gardistes et prometteuses. On citera à ce propos les fonds d’encouragement mis à la disposition des exportateurs d’huile d’olive tunisienne.

Le Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX)

C’est un mécanisme de soutien financier mis à la disposition des exportateurs par l’État tunisien pour leur permettre d’accéder au marché international et dont la gestion a été confiée au Cepex.

Ses domaines d’intervention sont :

  • La mise en place et le développement de la fonction export au sein de l’entreprise par une évaluation du service export et la réalisation d’un plan directeur à l’exportation.
  • Le recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur au sein d’une structure d’exportation.
  • La réalisation d’études des marchés extérieurs et des conditions d’implantation commerciale à l’étranger.
  • L’implantation commerciale privée à l’étranger.
  • La réalisation des supports promotionnels et le recours aux nouvelles technologies de communication et de promotion.
  • La conception d’un nouveau design du produit et/ou d’un emballage pour l’exportation.
  • La création d’un label de qualité et son enregistrement à l’étranger.
  • La prospection des marchés extérieurs.
  • La participation individuelle aux foires et aux salons spécialisés à l’étranger (non inscrits au programme arrêté par le Conseil national du commerce extérieur –CNCE).
  • La participation aux appels d’offres internationaux.
  • L’invitation en Tunisie des donneurs d’ordre étrangers.
  • Les campagnes promotionnelles initiées et réalisées par les hommes d’affaires tunisiens résidents à l’étranger.
  • La couverture des actions de promotion à caractère collectif initiées et réalisées par les corporations professionnelles et les Sociétés de Commerce International.
  • La prise en charge d’une partie du coût de fret dans les opérations de transport des produits tunisiens sur les marchés extérieurs, (1/3 du fret si le transport est maritime et 50 % du fret si le transport est aérien).

Fond de Promotion de l’Huile d’Olive Conditionnée(FOPROHOC) 

Le Fonds de Promotion de l’Huile d’Olive Conditionnée (FOPROHOC ), créé en 2006, est alimenté par l’application d’une taxe parafiscale de 0,5 % prélevée sur la valeur en douane des exportations de l’huile d’olive en vrac. Sa gestion a été confiée au PACKTEC et son action consiste à installer une culture de performance et à dynamiser l’exportation.

Ce fonds a pour objectif principal la valorisation de l’huile d’olive tunisienne à travers le financement des programmes de promotion générique de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés cibles, mais également à travers le soutien et l’assistance de l’entreprise tunisienne en vue de développer sa production de l’huile d’olive conditionnée et de promouvoir son exportation sur les marchés extérieurs.

Ainsi, le FOPROHOC met à la disposition des entreprises exportatrices d’huile d’olive des moyens financiers et stratégiques pour les appuyer dans leur démarche d’exportation, à savoir :

  • La création et l’enregistrement des marques commerciales,
  • La participation aux salons et foires des produits alimentaires en plus de la réalisation des supports de communication et les opérations de prospection des nouveaux marchés potentiels,
  • La mise en place à l’étranger de structures de commercialisation, de distribution et de marketing,
  • La recherche d’intermédiaires dans les marchés cibles,
  • L’adaptation de l’emballage aux exigences des marchés,
  • La création de labels de qualité,
  • L’élaboration de supports de communication pour faire connaître l’entreprise, ses activités et sa production,
  • Le référencement de l’huile d’olive conditionnée sous marque tunisienne dans les grandes surfaces à l’étranger et toutes les actions de promotion et de commercialisation qui lui sont liées….

 

Les structures d’appui à la production

L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles

L’APIA est un établissement public à caractère non administratif créé en 1983 et dont la mission principale est la promotion de l’investissement privé dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et des services associés, ainsi que dans les activités de la première transformation intégrées aux projets agricoles et de pêche.

Ses Missions

Les services de l’APIA sont destinés aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux jeunes promoteurs et aux investisseurs tunisiens et étrangers, à travers notamment :

  • L’octroi des avantages financiers et fiscaux institués par la loi sur les investissements n° 2016-71, aux promoteurs de projets agricoles, de pêche, de services liés à ces secteurs et de première transformation des produits agricoles et de la pêche ;
  • L’identification des opportunités d’investissement et des idées de projets à promouvoir par les opérateurs privés tunisiens et étrangers, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs nationaux assignés au secteur agricole ;
  • L’assistance des promoteurs dans la constitution de leurs dossiers d’investissement et leur encadrement durant la phase de réalisation de leurs projets ;
  • La formation des jeunes promoteurs agricoles et leur encadrement durant les phases d’identification, d’étude et de réalisation de leurs projets dans le cadre de pépinières d’entreprises et de programmes spécifiques de formation ;
  • La mise en relation d’opérateurs tunisiens avec leurs homologues étrangers en vue de promouvoir les projets de partenariat et les échanges commerciaux ;
  • L’organisation de manifestations économiques, de séminaires, de journées d’information et de rencontres de partenariat ;
  • La participation à des foires et salons spécialisés en Tunisie et à l’étranger ;
  • L’animation du réseau qualité mis en place au niveau des différentes filières agricoles en collaboration avec les groupements interprofessionnels et l’Office National de l’Huile.
  • L’Agence est dirigée par un Directeur général.

Moyens à sa disposition

L’APIA dispose de différents moyens lui permettant de bien accomplir ses missions. Parmi ces moyens, on peut citer : un bureau de relations avec l’investisseur à Tunis (au niveau central), chargé d’accueillir, d’orienter et d’encadrer les promoteurs ; une direction régionale dans chaque gouvernorat (24 directions) où plusieurs filières phares ont connu un essor appréciable et ont enregistré des performances inédites, notamment l’huile d’olive ; des comités d’octroi d’avantages au niveau central et régional ; des équipes de spécialistes dans l’évaluation des opérations d’investissement ; l’organisation de manifestations économiques ainsi que la formation des jeunes promoteurs et leur encadrement en matière de promotion de la qualité des produits tunisiens.

 

L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP)

L’UTAP est un syndicat agricole tunisien représentant les professionnels du secteur primaire du pays, qui a été fondé en 1949 sous l’appellation d’Union Générale des Agriculteurs Tunisiens (UGAT), puis a été supplanté par l’Union Nationale des Agriculteurs Tunisiens  (UNAT) en 1955, avant d’adopter son nom actuel en 1995. L’UTAP dispose d’une structure centrale à Tunis et de structures régionales dans tous les gouvernorats du pays.

Objectifs

Ses objectifs sont :

  • La représentation et la défense des intérêts des agriculteurs et marins
  • L’amélioration de leur situation économique et sociale
  • La contribution à la formation et à la sensibilisation des agriculteurs et leur encadrement
  • L’intervention auprès des autorités concernées afin de faciliter les investissements et les financements de projets des agriculteurs
  • La contribution à la conception et au développement des plans nationaux et autres mis en œuvre et suivis.
  • La préparation des études et des expériences visant le développement et la modernisation du secteur agricole

 

 

 

Positionnement

La Tunisie s’est forgée aujourd’hui une place de choix sur le marché mondial de l’huile d’olive en exportant environ 75% de sa production et en se plaçant au rang de 2ème exportateur mondial après l’Union européenne avec une moyenne de 157 000 tonnes par an durant les cinq dernières années.

Toutefois, les exportations d’huile d’olive tunisienne ont enregistré, durant ces cinq campagnes, des niveaux très variables; des niveaux très bas de 70 000 Tonnes en 2013/14 à très élevés de 312 000 tonnes en 2014-2015.

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Evolution de la proportion des exportations Tunisiennes d’huile d’olive dans les exportations mondiales hors échanges intracommunautaires (Source : COI)Pos 2 (Source : COI)

 

La mondialisation de l’huile d’olive de Tunisie

En plus des marchés traditionnels tels que l’Europe et l’Amérique du nord, l’huile d’olive tunisienne a pu conquérir, de part sa qualité, plus de 57 nouvelles destinations au Moyen Orient, en Asie, en Afrique, en Australie et en Amérique du Sud.

L’huile d’olive en vrac est exportée vers 32 destinations. L’huile d’olive conditionnée continue elle aussi à conquérir de nouveaux marchés, et est actuellement distribuée dans  53 pays sur les 5 continents.

Pos 3

Répartition des exportations totales d’huile d’olive au 31 Octobre 2016 ( Source www.bulletin.onh.com.tn)

 

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Répartition des exportations d’huile d’olive en vrac au 31 Octobre 2016 ( Source www.bulletin.onh.com.tn)

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Répartition des exportations d’huile d’olive conditionnée au 31 Octobre 2016 

 

L’huile d’olive de Tunisie  incontournable pour les Européens

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Le positionnement de l’huile d’olive tunisienne en Italie durant les 5 dernières campagnes (source : helpdesk European commission)

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Le positionnement de l’huile d’olive tunisienne en Espagne durant les 5 dernières campagnes (source : helpdesk European commission)

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Le positionnement de l’huile d’olive tunisienne en France durant les 5 dernières campagnes  (source : helpdesk European commission)

L’huile d’olive de Tunisie de plus en plus appréciée chez les Américains

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 Evolution des exportations de l’huile d’olive Tunisienne  aux Etats Unis (Source : La douane Tunisienne)

Les exportateurs

Les exportateurs

Environ 100 opérateurs exportent l’huile d’olive de Tunisie sur le marché international, de l’Amérique latine, à l’Amérique du Nord, de l’Australie à l’Asie, de l’Europe à l’Afrique, aux pays du Golfe et du Moyen-Orient.

Répartition des exportateurs en fonction du volume exporté et du revenu engendré

  • 10 % des exportateurs exportent des quantités annuelles supérieures à 5 000 tonnes et réalisent 70 % des exportations et 69 % du revenu des exportations.
  • 19 % des exportateurs exportent des quantités annuelles qui varient entre 1 000 et 5 000 tonnes et réalisent 25 % des exportations et 26 % du revenu des exportations.
  • 20 % des exportateurs exportent des quantités annuelles comprises entre 1 000 et 100 tonnes et réalisent 4 % des exportations et du revenu des exportations.
  • Enfin, 51 % des exportateurs exportent des quantités annuelles inferieures à 100 tonnes et réalisent 1 % des exportations et du revenu.

Répartition régionale des exportateurs

La majeure partie des exportateurs d’huile d’olive est basée dans la région de Sfax. Ceci s’explique par les vastes superficies plantées d’oliviers dans cette région, ainsi que par le très grand nombre d’huileries qui y sont installées, soit 342.

 

La région du grand Tunis se situe en deuxième position, avec 25 % des exportateurs. Ceci explique le grand nombre de sociétés d’exportations installées dans la capitale.

Le Nord se place en 3e position, avec un taux de 21 %, puisque cette région est une région agricole par excellence, avec un potentiel d’expansion non négligeable.

La Transformation

Les oléifacteurs

On trouve plus de 1500 huileries réparties sur tout le territoire, comme le décrit la carte suivante :

Si on compare la répartition des huileries sur tout le territoire à celle de la production, on remarque que le nombre des huileries est, dans certains gouvernorats, disproportionné par rapport à la production. Ceci est dû à l’encadrement fourni par les structures d’appui à la production et aux mesures incitant à l’investissement pour l’ouverture d’huileries nouvelles.

Ce grand nombre d’huileries explique aussi la très grande proportion d’huile de qualité au niveau de la production, puisque la durée de stockage des olives entre la cueillette et la trituration est de plus en plus courte et ne dépasse pas les 24 heures dans la plupart des cas.

 

Secteur Privé

 

Les Sociétés de Mise en Valeur et de Développement Agricole (SMVDA)

Origine des SMDVDA.

La mise en valeur des terres domaniales agricoles, depuis leur nationalisation en 1964, était exclusivement réalisée par l’Office des Terres Domaniales (OTD) et les Unités Coopératives de Production Agricole (UCPA), souvent sous forme d’une simple exploitation archaïque et marginale.

Toutefois, depuis le début des années 1980, et afin d’améliorer le rendement des terres domaniales agricoles, de moderniser leurs systèmes de production et aussi de renforcer leur contribution à la sécurité alimentaire, à la création de d’emplois et à la promotion de l’exportation des produits agricoles, l’État a décidé de créer des SMVDA pour alléger la pression sur l’OTD, en louant ces terres à des Sociétés de Mise en Valeur et de Développement Agricole (SMVDA) qui ont été créées par les banques de développement, à l’instar de la BNDA (actuellement BNA), la BTKD (actuellement BTK), la BTEI (actuellement BTE), la BTQI, la BDET, la STUSID, l’Instance Arabe d’Investissement et de Développement Agricole, etc.

Ces sociétés ont été créées sur des noyaux d’UCPA souvent regroupés au sein de « mégaprojets », avec des investissements généralement lourds, pour promouvoir surtout les secteurs de l’élevage bovin laitier, l’élevage ovin à viande, la céréaliculture et l’arboriculture fruitière.

Modalités de fonctionnement

Les SMVDA exploitent et gèrent des terres domaniales, généralement moyennant des contrats de location, et sont réparties sur plusieurs gouvernorats. Ce sont des gestionnaires pratiques d’une grande partie de l’important patrimoine de la Tunisie. Ces grandes fermes ont été récupérées auprès des colons européens après un dur mouvement national. Après l’amère expérience collectiviste qui a suivi l’indépendance, les diverses formules de gestion essayées par la suite (Unités Coopératives de Production, agro-combinats, fermes pilotes, fermes domaniales…), les SMVDA sont apparues pour l’État comme « la meilleure formule de gestion » pour exploiter au mieux la terre, mobiliser les capitaux privés, faire appel à un autofinancement massif, introduire les innovations techniques et mettre en application les résultats de la recherche, le tout pour atteindre la sécurité alimentaire et exporter les excédents. Certaines ont même reçu d’imposantes superficies irriguées pour valoriser au mieux ces eaux si coûteusement mobilisées par L’État. En peu de mots, l’État a mis entre les mains de ces sociétés de quoi devenir non seulement le grenier de la Tunisie, mais également des pôles de rayonnement à suivre et une véritable locomotive de l’agriculture.

Parmi ces SMVDA, certaines ont fait preuve de réussite durant ces années de gestion et ont acquis un savoir-faire. Elles ont profité de l’autofinancement qu’elles ont apporté et des technologies de pointe qu’elles ont utilisées. Elles ont rayonné dans leurs régions respectives et ont rénové dans le milieu rural. Elles ont grandement ouvert leurs portes sur le terrain pour montrer ce qu’elles réalisent, ce qu’elles investissent et ce qu’elles récoltent. Leurs résultats et performances prouvent qu’elles sont devenues « un fleuron de l’agriculture tunisienne » sur lequel compter pour relever les défis de la mondialisation.

Les exploitants privés

  • 309 000 producteurs, soit 60 % de l’ensemble des exploitants agricoles, tirent tout ou partie de leurs revenus de la culture de l’olivier. Durant les deux dernières campagnes, soit 2015/16 et 2016/17, ces exploitants ont contribué à la production nationale à raison de 35 % au nord du pays, de 10 % au Sahel, de 33 % au centre, de 10 % à Sfax et de seulement 8 % au sud. Les 4 % restants représentent la contribution des terres domaniales plantées d’oliviers.

 

Secteur Public (OTD)

L’office des Terres Domaniales est une entreprise publique créée en 1961, qui gère une superficie de 156 000 hectares repartis sur 30 agro-combinats et unités agro-industrielles.

Missions

Les principales missions assignées à l’OTD s’articulent autour des axes suivants :

  • La gestion des terres domaniales mises à sa disposition
  • La diversification de la production agricole et l’introduction de nouvelles techniques agricoles
  • La recherche et le développement du partenariat tant au niveau de la production qu’au niveau de la commercialisation
  • La participation à l’effort national de promotion de l’exportation agricole, notamment de l’huile d’olive.

Répartition des oliveraies

La superficie agricole cultivable est de 97 563 hectares, dont 62 721 hectares d’oliviers. Au cours des cinq dernières années, la moyenne annuelle de la production d’huile d’olive a oscillé entre 3 000 et 7 000 tonnes.

Bénéficiant d’une implantation sur l’ensemble du territoire tunisien, l’OTD est caractérisé par la richesse et la diversité de son potentiel de production, entre grandes cultures (17 794 ha), cultures maraichères (186 ha), arboriculture fruitière (66 563 ha, dont 62 261 ha d’oliviers, soit 94 %) et enfin, parcours et forêts (70 641 ha).

Le tableau ci-dessous montre la répartition des superficies des terres domaniales plantées d’oliviers, entre les différents agro-combinats de l’OTD :

  En sec (ha) En irrigué Total
NORD 3 009 66 3 075
SAHEL 1 814 1 814
SFAX 40 969 17 40 986
CENTRE 11 856 527 12 383
SUD 66 365 610 66 975
TOTAL TUNISIE 12 4013 1 220 125 233

 

Ainsi, les domaines de l’État de l’OTD sont répartis entre les régions dans les proportions mentionnées ci-dessous :

Les surfaces irriguées  ne représentent que 2 % des terres domaniales.

Institut de l’Olivier

L’Institut de l’Olivier est un établissement public à caractère administratif placé sous l’autorité du ministère de l’Agriculture et rattaché à l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA).

Missions

C’est un institut de recherche spécialisé en oléiculture, oléotechnie et arboriculture fruitière, chargé d’entreprendre toutes actions de recherche, d’étude et d’expérimentations de nature à développer et promouvoir le secteur oléicole et celui de l’arboriculture fruitière en zones semi-arides, sur les plans agronomique, technologique et économique. Il est également chargé de :

  • Organiser et exécuter toute action de recherche visant l’amélioration de la production et de la productivité du secteur oléicole à l’échelle nationale et des arbres fruitiers dans les zones semi-arides, tout en veillant à la protection et à la préservation des ressources naturelles.
  • Réaliser des études techniques et économiques se rapportant aux deux secteurs sus-visés.
  • Contribuer à la mise au point de toute stratégie de développement de l’oléiculture à l’échelle nationale et de l’arboriculture fruitière en zones semi-arides, ainsi que des plans de développement et de promotion de ces deux secteurs.
  • Assurer, en collaboration avec les services concernés du ministère de l’Agriculture et les organismes professionnels, la diffusion et la valorisation des résultats de ses recherches ainsi que la mise en œuvre d’actions de vulgarisation et de démonstration des techniques mises au point.

D’un point de vue général, les activités se font sous forme de recherches, de formations, de vulgarisation et de participation au développement.

 Sur le plan structurel, l’Institut dispose d’un siège social, d’une annexe et d’une unité d’expérimentation agricole à Sfax. Des stations régionales sont aussi réparties entre Tunis, Sousse et Zarzis.

 

Coopération de l’Institut de l’Olivier sur le plan international

L’Institut coopère, dans le cadre de recherches et de projets, avec des organismes internationaux tels que :

  • L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
  • Le Conseil oléicole international (COI)
  • Le Fonds commun pour les produits de base (CFC)
  • Le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM)
  • L’Université de Cordoue (Espagne)
  • L’Université de Porto (Portugal)
  • La Station expérimentale Aula Dei-EEAD-CSIC (Espagne)
  • La Station expérimentale de Zaidin du Conseil scientifique et de la recherche (Espagne)
  • L’Université de Pérouse (Italie)
  • Le Centre de recherche en oléiculture et industries (Italie)
  • Le Département de normalisation et qualité alimentaire de l’Institut des matières grasses (Espagne)
  • L’IFAPA (Espagne)
  • Le Centre wallon de recherches agronomique de Gembloux (Belgique)
  • L’Université de Kwazulu Natal de Pietermaritzburg (Afrique du Sud)
  • La Faculté d’agriculture et des sciences alimentaires de l’Université de Manitoba (Canada)
  • L’Institut de lutte biologique de Darmstadt (Allemagne)
  • L’Université de Geisenheim (Allemagne)
  • La Faculté de pharmacie de Barcelone (Espagne)
  • La Faculté des sciences Saint-Jérôme de Marseille (France)
  • L’Université de Borj Bouararidj (Algérie)
  • Le Laboratoire Évolution et systématique des végétaux – Université Paris XI (France)
  • Le CRA – OLI Centre de Recherche de Calabre (Italie)
  • L’Université d’Aix-Marseille (France)
  • L’Institut national de la recherche agronomique de Montpellier (France)

L’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA)

L’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles est un établissement public à caractère administratif doté d’une personnalité civile et d’autonomie financière.

Mission de cette institution

L’IRESA est chargée d’accomplir les missions suivantes :

  • veiller à la promotion de la recherche agricole dans le cadre de la politique générale de l’État dans ce domaine, en assurant la liaison entre les Établissements de Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles d’une part, et la vulgarisation agricole et les producteurs d’autre part ;
  • élaborer les programmes de recherche agricole et les budgets nécessaires pour leur réalisation, suivre l’exécution de ces programmes et en assurer l’évaluation, tout en veillant à la coordination et à la complémentarité entre les Établissements de Recherche et d’Enseignement Supérieur dans les domaines agricoles ;
  • veiller à ce que les Établissements de Recherche et d’Enseignement Supérieur Agricoles soient au service de la production agricole et du développement.
  • Liens bilatéraux et coopération multilatérale

L’IRESA entretient des liens bilatéraux importants avec les pays de l’UMA (Union du Maghreb arabe), du Moyen-Orient, du Golfe, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

Dans le cadre de la coopération multilatérale, l’IRESA participe à plusieurs projets et programmes de recherche dans le cadre des programmes-cadres de recherche-développement financés par l’Union européenne en collaboration avec des équipes scientifiques des deux rives de la Méditerranée.

Participation à des programmes de recherche

L’IRESA participe à plusieurs programmes de recherche-développement régionaux et interrégionaux en collaboration avec des organisations internationales telles que:

  • Le Centre International des Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)
  • Le Centre Arabe pour l’Etude des Zones Arides et des Terres Sèches (ACSAD)
  • L’Organisation Arabe pour le Développement Agricole OADA
  • L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)
  • L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)
  • Le Centre International de Recherché dans les Zones Arides (ICARDA)
  • Le Fonds International de Développement Agricole (IFAD)
  • L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)
  • L’Agence Française de Développement (AFD)

 

Biodiversity International

  • Agricultural & Applied Economics Association (AAEA)
  • L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
  • Le Conseil Oléicole International (COI)

Missions de l’IRESA en matière de recherche

 

Histoire

hist press

L’olivier a façonné, au fil des millénaires, les paysages, l’histoire, la culture et la gastronomie du bassin Méditerranéen, qui est encore aujourd’hui le cœur productif et commercial de l’huile d’olive. L’oléiculture y est en fait une activité synonyme d’histoire ancienne et récente de la population. Si le bassin Méditerranéen est considéré comme le berceau de notre civilisation, l’olivier fait également partie de notre culture. Pendant des milliers d’années, l’huile d’olive a été importante dans toutes les grandes civilisations qui ont prospéré en Méditerranée et en Tunisie. Riche de son histoire dans la région du bassin Méditerranéen, l’olivier fut amené du Moyen-Orient en Tunisie par les Phéniciens, fondateurs de Carthage. De nombreuses civilisations méditerranéennes, Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains puis Arabes se relayèrent à travers l’histoire dans une tradition livrée de père en fils pour transmettre le savoir-faire de la culture de l’olivier.

La Tunisie est ainsi devenue l’héritière de deux mille ans de savoir-faire en matière de culture d’oliviers et donc « une oliveraie par excellence », avec des plantations qui s’étalaient sur une grande partie du territoire, en commençant par l’ile de Cyraunis (Kerkena) en passant par Byzacène (le Cap bon) et Hadrumète (Sousse) pour finir dans les steppes de Kasserine et, dans le sud, autour de Zarzis et de l’ile de Djerba.

À l’époque des Carthaginois, une véritable culture de l’olivier commença à se répandre grace aux avantages accordés aux paysans qui créaient des olivettes. Puis, les Romains la développèrent davantage, en intensifiant l’irrigation sur cette terre où la pluie se faisait rare, et en inventant la technique d’extraction de l’huile, comme en témoignent les fouilles de Sbeitla et El Jem, les nombreuses mosaïques romaines découvertes à Sousse, les objets archéologiques et ethnographiques et les ustensiles recueillis, qui certifient l’importance de l’huile d’olive dans la vie de tous les jours et l’art de vivre des peuples à travers l’histoire de la Tunisie.

On peut encore admirer les vestiges spectaculaires du Temple des Eaux, source d’approvisionnement des eaux de Carthage et d’irrigation des terres agricoles par la voie des aqueducs, sur une distance de 132 km, à Zaghouan. Enfin, les Arabes d’Andalousie s’installèrent en Tunisie, profitant des facilités offertes à l’époque pour acquérir des fermes et cultiver l’olivier.

De plus, et en raison de son importance dans la vie quotidienne des peuples dans l’Antiquité, l’huile d’olive a donné lieu à un commerce florissant et est devenue une source de richesse pour toutes les civilisations qui ont marqué l’histoire de la Tunisie.

Les habitants des pays des deux rives de la Méditerranée ont profité de cette culture et de ses bienfaits au cours de leur histoire. Outre l’olive et l’huile, ils ont utilisé également les branches (baguettes) comme bois, la valeur calorique des grignons pour le bétail et parfois certaines margines comme engrais biologique sur les sols sableux (expériences déjà entamées en Tunisie).

D’après les nombreux historiens, en Afrique du Nord, principalement dans les quatre pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye), la culture de l’olivier est passée par plusieurs périodes. Nous relevons :

  1. La période romaine, où les plantations sont un facteur de fixation (exploitations et pressoirs observés sur tout le territoire tunisien).
  2. Le Moyen-âge et les périodes modernes et contemporaines (XXe et XXIe siècles).

L’historien El Yaquoubi décrivait que l’olivier régnait dans la région sfaxienne au 9e siècle puis qu’au 11e siècle une dégradation des superficies plantées a été constatée. Durant la période coloniale, certaines régions comme le Sahel tunisien, les hautes plaines du Nord, Béja, Siliana, le Kairouannais, Sidi Bouzid et la presqu’île de Zarzis ont été replantées. En Tunisie, le maximum de l’extension de la culture de l’olivier reste toutefois la période romaine et de vieux oliviers noueux en témoignent dans le Nord (cap Bon) et dans le Sud (en particulier à Djerba).

Selon Tahar Ghalia, Conservateur du musée du Bardo, la culture des oliviers et les techniques de pressurage en Tunisie remontent au savoir-faire ancestral des Phéniciens. Des écrits d’Hérodote témoignent de la présence d’oliviers, à son époque, sur les îles Kerkennah. En outre, la découverte de la villa romaine de Wadi Arremel à Zriba, (Zaghouan), apporte un témoignage concret de l’importance de cette culture. À partir de la taille des cuves, on a pu déterminer que le domaine pouvait atteindre cent mille hectares. Les ruines prouvent que la méthode de pressurage utilisée était celle du levier. Plusieurs autres vestiges attestent des liens profonds qui existent entre l’histoire du pays et l’huile d’olive.

Cette oliveraie millénaire ne peut tout de même pas rester archaïque et la Tunisie a, dans ce sens, fourni et ne cesse de fournir des efforts pour développer le secteur de l’olivier, tout en s’alignant sur les modèles des grands producteurs européens, de l’amont à l’aval, de la recherche, aux établissements publics, aux producteurs publics et privés, et aux oléifacteurs pour arriver aux exportateurs et au label tunisien.